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Ollivier, Marcel

  • Cote :

    537OLV/1 - 537OLV/25

  • Date(s) :

    1922-1980

  • Description physique : 25 boîtes d'archives

  • Producteur de l'archive : Ollivier, Marcel
  • Biographie ou historique :

    Marcel Ollivier est le pseudonyme d'Aron Godenberg, né en Roumanie en 1896. Vivant à Paris, il fut éveillé à la vie politique par la première guerre mondiale. Adhérent de la Ve section du Parti socialiste, il joue un rôle suffisamment important pour être délégué à différents congrès et conférences et surtout être envoyé comme représentant de la gauche des jeunesses socialistes au IIe Congrès de l'Internationale communiste à Moscou, dont ses mémoires, inédites à ce jour, rendent largement compte. Parfait germaniste, il découvre en 1921 l'oeuvre de Rosa Luxembourg dont il fera des traductions, il semble que cette oeuvre influence son évolution politique. De plus en plus critique envers le manque de démocratie du Parti communiste français, il séjourne régulièrement à Moscou notamment comme traducteur, il constate le même manque de démocratie et décide de quitter définitivement l'URSS en 1928. Sa rupture avec le communisme officiel est totale lorsqu'il prend partie en 1933 pour Victor Serge. En 1936, il part en Espagne et milite activement au côté du POUM. Il publie en 1937 une brochure sur le Guépéou en Espagne. Après la seconde guerre mondiale, il abandonne l'activité militante et rompt avec le marxisme. Il entreprend la rédaction de ses mémoires tout d'abord intitulées Un bolchevik dangereux, puis La Chimère que j'ai poursuivie et enfin La Chimère qui ne trouve pas d'éditeur. Il publie aux éditions France-Empire Un Espion nommé Staline en 1974 qui reçoit très peu d'échos dans la presse. Ensuite, il continue principalement son activité de traducteur, puis frappé de cécité partielle en 1978, il meurt en avril 1993.

  • Historique de la conservation :

    Les archives de Marcel Ollivier étaient restées chez sa dernière compagne, Odette Bagno, au 1, rue de la chênaie, 33170 Gradignan. Celle-ci s'est occupée de la gestion de l'oeuvre de Marcel Ollivier. A sa mort son héritière a contacté Jean-Michel Kay, exécuteur testamentaire et animateur du "Groupe Spartacus", qui a récupéré les archives de Marcel Ollivier à Gradignan le 25 mars 2013, après en avoir établi un relevé.

  • Modalités d'entrée :

    Fonds entré en 2013

  • Présentation du contenu :

    Le fonds comprend les manuscrits de son oeuvre de dramaturge, de romancier, d'essayiste et de traducteur. Pour chaque titre, il existe de nombreuses versions dactylographiées avec des corrections différentes accompagnées parfois du texte initial manuscrit. Marcel Ollivier retravaillait énormément ses textes : ses mémoires restées inédites jusqu'à ce jour, à l'exception d'un extrait publié dans la revue " Communisme ", n°55/56 en 1998, en sont un exemple parfait. La correspondance reçue des éditeurs et sa correspondance avec Yvon Bourdet, Branko Lazitch et François Maspero met en évidence son intense activité de traducteur (entre autres les poèmes de jeunesse de Marx et Engels publiés aux éditions Bergis sous le titre " Marx et Engels poètes " en 1933) et ses efforts pour se faire publier. Le dossier de presse est consacré principalement à ses deux seules pièces de théâtre mises en scène : Spartacus en 1936 et David et Bethsabée en 1946. Ces ensembles sont complétés par un dossier de gestion de l'oeuvre suivi par Marcel Ollivier, puis par sa dernière compagne, Odette Bagno, après la disparition de ce dernier. Enfin, les quelques documents et papiers officiels contenus dans le dossier biographique aident à reconstituer quelques peu son parcours biographique.

  • Condition(s) d'accès :

    Communicable

  • Langue et écriture des documents : Français, allemand

  • Mots-clés