Castoriadis, Cornélius (1922-1997)

  • Cote :

    435CST/

  • Date(s) :

    1934-1997

  • Description physique : 231 boîtes d'archives

    Importance matérielle : 78,75 ml

  • Producteur de l'archive : Castoriadis, Cornelius
  • Biographie ou historique :

    Né en 1922, Cornelius Castoriadis prend part à la Résistance grecque et rejoint la France en 1945 à bord du Mataroa avec de nombreux jeunes intellectuels et artistes comme Kostas Axelos ou Kostas Papaïoannou. Il devient économiste auprès de l'OCDE de 1948 à 1970. Adhérent d'un parti trotskiste, le Parti communiste internationaliste (IVe Internationale), il crée en août 1946 avec Claude Lefort une tendance minoritaire. La tendance Chaulieu-Montal (Chaulieu étant un de ses pseudonymes) quitte en 1949 le PCI pour se constituer en groupe autonome, Socialisme ou Barbarie (1946-1967). Le premier numéro de la revue du même nom paraît en mars 1949. À partir de 1964, Castoriadis devient membre de l'École freudienne de Paris (EFP), fondée par Jacques Lacan, auquel il s'oppose dès 1967. Sa pensée influence le mouvement de Mai 68 que Castoriadis analyse dans un ouvrage écrit avec Edgar Morin et Claude Lefort, La Brèche. En 1969, il quitte l'EFP et participe avec sa femme Piera Aulagnier à la formation du Quatrième groupe. Castoriadis commence une deuxième analyse didactique avec Jean-Paul Valabrega et commence à exercer comme analyste à partir de 1973. Le » moment antitotalitaire » des années 1970 marque un moment de reconnaissance de son travail. En 1975 paraît L'Institution imaginaire de la société et, de 1975 à 1998 sa série d'ouvrages rassemblée sous le titre Les Carrefours du labyrinthe. À la fin des années 1970, il écrit dans Topique, participe à Esprit, Textures et à Libre avec Miguel Abensour, Pierre Clastres et Marcel Gauchet. En 1980, Castoriadis est nommé directeur d'études à l'École des hautes études en sciences sociales (EHESS). Les séminaires qu'il consacre à la Grèce antique seront publiés à titre posthume. Cornelius Castoriadis est mort le 26 décembre 1997. L'association Castoriadis et le réseau international » Imaginaire social et création » poursuivent depuis un travail de réflexion sur l'œuvre de celui qu'Edgar Morin nomme «un titan de l'esprit».

  • Historique de la conservation :

    L'Association Castoriadis naît un an après le décès de Cornelius Castoriadis à l'initiative d'amis, étudiants, chercheurs, psychanalystes, militants politiques, etc., ainsi que de membres de sa famille. Son but est de contribuer par tous les moyens à la diffusion de son oeuvre et de sa pensée. Grâce à la fondation Stavros Niarchos et à Myrto Gondicas, une description et un inventaire du fonds ont pu être réalisés entre 2000 et 2004. Dans un deuxième temps, un don de la Fondation Costopoulos a subventionné la numérisation des documents sonores (2006).

  • Modalités d'entrée :

    Fonds entré en 2010.

  • Présentation du contenu :

    Le fonds est essentiellement constitué de manuscrits, de correspondances, de notes et de documents de travail. Il contient une importante documentation sur les différentes activités de l'auteur : politiques, militantes, philosophiques, psychanalytiques, éditoriales, scientifiques et universitaires.

  • Autre instrument de recherche :

    Pré-inventaire.

  • Bibliographie :

    Autonomie et autotransformation de la société. La philosophie militante de Cornelius Castoriadis / G. Busino, E. Morin, P. Vidal-Naquet et al. - Genève: Librairie Droz, 1989.

    Cornelius Castoriadis. Le projet d'autonomie / G. David. - Paris: Michalon, 2000.

    Castoriadis. L'imaginaire radical / N. Poirier. - Paris: P.U.F., 2004. - (Philosophies)

    http://www.castoriadis.org/

  • Relation(s) avec d'autres fonds ou documents :

    Bourdet, Yvon ; Clastres, Pierre ; Centre culturel international de Cerisy-la-Salle ; Derrida, Jacques ; Guattari, Félix ; Morin, Edgar ; Papaïoannou, Kostas ; Le Seuil ; Socialisme ou barbarie

  • Mots-clés