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  • La Grande Guerre en archives

La Grande Guerre

Parcours dans les collections de l'IMEC    
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Introduction


Parmi les archives de la Grande Guerre que recèlent de nombreux fonds de l’IMEC, les plus frappantes sont les photographies : aussi bien des portraits de soldats en groupe et au repos, dans les tranchées ou en patrouille, que des photographies de paysages totalement dévastés (« tranchée de la fille morte, en Argonne », par exemple). La photographie sur plaques de verre, encore encombrante et fragile, qui ne peut être déployée que par temps de répit, ne permet pas encore de maîtriser tous les réglages : les images sont souvent peu contrastées, pâles, parfois fantomatiques, ce qui ajoute de l’étrangeté et du calme à certaines scènes. Mais les regards sont vaillants devant l’objectif (il s’agit de montrer qu’on est encore capables de vaincre), parfois assez ironiques, rarement désespérés ou hagards, comme la lecture du Feu de Henri Barbusse nous le laisserait attendre.


Parmi les photographies, se trouvent un certain nombre de portraits d’écrivains, où l’on perçoit une conscience plus aiguë de la situation : le dernier portrait de Péguy, peu de jours avant sa mort, sûr de sa foi en la France ; Apollinaire, au regard déjà inquiet avant même d’être blessé ; Aragon, Fraenkel et Breton, adolescents encore, déjà médecins, brancardiers, comme la plupart des pacifistes ; Céline, jeune et fier cuirassier qui puisera sa haine de ses contemporaines dans les aléas de cette guerre, où il a été gravement blessé ; Brisson, officier exemplaire et dévoué à ses hommes ; Bernstein, nonchalant et néanmoins courageux aviateur et cavalier ; Paulhan, blessé et sombre, au milieu des infirmières en cornettes blanches… Chaque portrait photographique, pour être posé, n’en est pas moins lisible à plusieurs niveaux et riche d’informations diverses.

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Les écrits de la Grande Guerre envoyés vers l’arrière, depuis la lettre familiale à l’œuvre autobiographique ou romanesque, en passant par les essais de poésie de circonstance de Pierre Albert-Birot, confirment l’évolution rapide qui se fit parmi les intellectuels, aux prises avec la douleur de perdre leurs amis de leur âge et la fameuse douceur de vivre d’avant 14 : quatre années de guerre et les écrivains et les artistes survivants allaient révolutionner le monde de l’esprit.

Ensuite, ont été conservés de nombreux documents biographiques et administratifs, où transparaît la folie organisée de la guerre : la fausse monnaie en papier, utilisée dans les tranchées, mais aussi les innombrables modèles d’ausweiss (« ordre de transport pour isolé sans bagages et sans chevaux », par exemple), les tickets de ravitaillement, les modèles de correspondances aux armées, que l’Imprimerie nationale remettra en circulation vingt-deux ans plus tard.


Introduction


Ces archives démontrent qu’une guerre, au-delà des affrontements militaires, c’est aussi l’affrontement de deux administrations,  qui gèrent sans états d’âme le capital humain et se doivent d’anticiper tous les événements…



Autre révélation des archives, très spécifique à la Grande Guerre : les dessins humoristiques et satiriques (Iribe, Forain, Vallotton, etc.) qui perpétuent en de nombreuses publications – parfois imprimées à même les tranchées – la veine anarchiste fin de siècle, tout en lui injectant un sang nationaliste dicté par les circonstances. 

Dans un autre registre, les coupures de presse collées dans un cahier, dont chaque ligne désinforme le lecteur, et les éléments de propagande, qui seront également réutilisés pendant la Seconde Guerre mondiale…



Les archives éditoriales ne sont pas en reste : celles de Gautier-Languereau montrent l’évolution de la bande dessinée avec des planches de Bécassine consacrées à la guerre. Les éditions Larousse soulignent, quant à elles, l’enrichissement du langage et les mots nouveaux qui ont émergé pendant cette guerre : « poilu », « pinard », « crapouillot », « maous », « godasse », « boyau », par exemple, et même « Paname » qui rendait la permission vers la capitale encore plus désirable. Les abécédaires pour enfants proposent pour illustrer la lettre K : « Kamarades (camarades) en Larmes ».

Enfin, ont été sélectionnées des pages, à la fois très belles esthétiquement et fortes historiquement, des carnets de guerre du peintre André Mare, ainsi que quelques dessins, croqués sur le motif par André Warnod.



« Ah Dieu ! que la guerre est jolie / Avec ses chants ses longs loisirs » écrivait
Guillaume Apollinaire dans « L’Adieu du cavalier » (Calligrammes, 1918). Puissent les images proposées ici ne pas illustrer cette lasse exclamation, mais documenter une vision plus réaliste des horreurs de la guerre…

Claire Paulhan (IMEC)
Août 2018





Fonds de l’IMEC représentés :
Fonds Pierre Albert-Birot, Albert Renouvin/Collection Vasseur, Henri Bernstein, Pierre Brisson, Jean-Paul Caracalla, Louis-Ferdinand Céline, Editions Hachette, Editions Pierre Lafitte, Claude-Louis Estève, Jean José Marchand, André Mare, Adrienne Monnier, Jean Paulhan, Conrad et Louise Schlumberger, André Warnod.

Péguy

Charles Péguy à l'armée

Août-septembre 1914

Cette photographie de Charles Péguy, prise peu de temps après sa mobilisation et peu de temps avant sa mort au Front, le 5 septembre 1914, provient de la documentation réunie pour la série d'émission dirigée par Jean José Marchand,  « Archives du XXe siècle ».













Fonds Jean José Marchand

Breton



André Breton 
et Théodore Fraenkel

1916
André Breton, ici en permission, est alors un jeune médecin auxiliaire. 
Avec son ami Fraenkel, ils se trouvent dans l'atelier du peintre André Lhote













Fonds Adrienne Monnier

Aragon

Louis Aragon

1916

Dans l'atelier d'André Lhote.















Fonds Adrienne Monnier

Copeau, Gallimard et Jouvet

Louis Jouvet, Jacques Copeau et Gaston Gallimard aux États-Unis

1917-1919

Agissant dans le cadre des services de propagande française à l'étranger et à la demande de Clemenceau, le comédien et régisseur Louis Jouvet, le metteur en scène Jacques Copeau et le bailleur de fonds Gaston Gallimard organisèrent une grande tournée de la troupe du Vieux-Colombier aux États-Unis, suivie de deux saisons au Garrick Theatre de New York, dans le but de promouvoir le théâtre français auprès des  Américains, fort sollicités pour l'effort de guerre.








Fonds Jean José Marchand

Albert-Birot


Recto de « carte postale pour civil ou poilu »

1915

Pierre Albert-Birot imagina ce principe de carte postale, illustrée par une photographie personnelle, glissée dans les fentes aménagées à cet effet .

Ici, une photo de groupe, avec de gauche à droite, Germaine de de Surville et son mari  Pierre Albert-Birot, Chana Orloff et son mari Ary Justman, et peut-être Serge Férat.

Au dos, figurent des poèmes composés par Pierre-Albert-Birot, qui, avec sa vivacité habituelle, se met, ici, à la place de la fiancée, de la mère, et propose, pour qui manque d'inspiration, des textes tout faits, prêts à être envoyé au Poilu. 



Fonds Pierre Albert-Birot

Verso de « carte postale pour civil ou poilu »

1915

Paulhan

Jean Paulhan mobilisé en costume de zouave.

1914

Jean Paulhan a été affecté à sa demande auprès des « Travailleurs coloniaux» et enseigne la conduite  automobile à des régiments de tirailleurs malgaches, enrôlés pour défendre la France.


Photo prise à  Bois-Saint-Mard (Oise), secteur difficile où les zouaves furent envoyés au début de la guerre et où beaucoup moururent.








Photo R. Guilleminot & Cie
Fonds Jean Paulhan

Apollinaire

Guillaume Apollinaire

Début 1916
À gauche, dans l'atelier d'André Lhote.




Le poète, dans sa chambre d'hôpital avec des amis et compagnons, vient d'être trépané. 
Il a été blessé à la tempe par un éclat d'obus, alors qu'il lisait le Mercure de France dans sa tranchée.






Fonds Adrienne Monnier
Fonds Jean-José Marchand

Guillaume Apollinaire

Mai-juin 1916

Lettre d'Apollinaire à Alfred Vallette

Lettre de Guillaume Apollinaire

24 février 1915
Alors cantonné avec sa 38e compagnie d'artillerie à Nîmes dans l'attente du départ pour le Front, Guillaume Apollinaire écrit, depuis la terrasse du café Tortoni, au directeur du Mercure de France. Ayant appris qu'Alfred Vallette allait faire reparaître sa revue, il lui signifie qu'il en serait " très heureux". Et il promet de fournir des textes: "J'enverrai une nouvelle vie anecdotique vivante et  la continuerai telle tant que je pourrai même vers le Nord quand j'y monterai." Ce qu'il fera plus ou moins régulièrement jusqu'à sa mort, le 9 novembre 1918.



Fonds Blaise Gautier

Louise Schlumberger, infirmière de guerre

Louise Schlumberger, infirmière de guerre

1914

Établi le 30 août 1914, ce laissez-passer permettait à Louise Schlumberger de circuler dans le département du Calvados et d'exercer dans les hôpitaux militaires de la région, et de soigner les innombrables blessés et « gueules cassées » par éclats d'obus.













Fonds Conrad et Louise Schlumberger

Céline

Louis-Ferdinand Céline blessé

1914
Blessé en octobre 1914, et soigné à l'hôpital de Hazebrouck, puis au Val-de-Grâce de Paris, Céline est définitivement réformé en décembre 1915.

















Collection L-F. Céline

Paulhan blessé



Soldats blessés

Photo Dosseau

1915

Blessé en décembre 1914 au Bois-Saint-Mard, Jean Paulhan (debout, à gauche de l'infimière au crucifix) est soigné à l'hôpital d'Angers.
















Fonds Jean Paulhan

Le front

Quartier général

sans date

Au lieu-dit de « La Haute-Chevauchée », en Argonne, Poste de commandement de la Cote 285, les soldats font une pause.















Fonds Jean-Paul Caracalla

Quartier général

Trou d'obus

Trou d'obus

Sans date
Pierrre Brisson, 18 ans à peine quand commencent les hostilités, arrive au Front le 27 décembre 1914 comme engagé volontaire pour la durée de la guerre. Nommé sergent, il rapportera de cette douloureuse période nombre de photographies de son régiment.







Fonds Pierre Brisson

Troupes au repos


Sans date
Le petit-déjeuner des troupes, dans la lumière blafarde de l'aube.















Fonds Pierre Brisson

Brisson

Pierre Brisson au rapport

Sans date
Cousin de Pierrre Brisson, Raoul Sarcey, soldat du 123e Régiment d'Infanterie, a été tué, comme il est indiqué sous ce portrait, aux combats des Éparges, en juin 1915.













Fonds Pierre Brisson

Raoul Sarcey

1915

Bernstein

Henri Manuel. 
Henri Bernstein à Salonique.

1916
L'écrivain Henri Bernstein est photographié, juché sur son cheval noir, en compagnie de l'un de ses collègues du « groupe des aviateurs » de l'Armée d'Orient.












Fonds Henry Bernstein

Certificat de capacité à conduire des véhicules à pétroles

1914

Salonique

Henri Manuel
Henri Bernstein à Salonique.

1916
Deux cavaliers français, dont Henri Bernstein, patrouillent le long du mur d'enceinte de la ville byzantine.














Fonds Henry Bernstein

Henri Manuel
Base d'aviateurs français à Salonique

1916

Tranchées, 1915


1915
Dans ces 4 clichés successifs, on reconnait la haute silhouette de Henri Bernstein, porteur d'un képi et d'une sorte de cagoule.

Sur deux d'entre elles, Henri Bernstein est coiffé d'un calot noir.










Fonds Henry Bernstein


1915

Vélo et tank

Un bataillon à vélo

1914-1918
Il s'agit en fait d'un canon, monté sur roues et protégé par une carapace d'acier riveté.














Fonds Henry Bernstein

Un des premiers tanks français

1914-1918

Tiarko Richepin

Henri Manuel. Tiarko Richepin aux commandes de son avion

1916
Le fils du célèbre homme de théâtre Jean Richepin a dédicacé cette photo à Henry Bernstein














Fonds Henry Bernstein

Papier-monnaie des tranchées




Papier-monnaie en cours dans les tranchées

sans date
Documents imprimés, émis et garantis par les villes les plus proches de chaque côté du Front…














Fonds Jean-Paul Caracalla

Observation

Instructions des observateurs

7-14 mars 1917
L'Observation - son but: Renseigner le commandant sur l'ennemi. […] ses procédés: voir - écouter - se renseigner.

Ce faux arbre blindé, comportant un observatoire à 9 mètres de haut, a été fabriqué et monté sur la route de Péronne par la section de camouflage du peintre André Dunoyer de Segonzac. 

À droite, un faux pilier blindé, exemple des ingénieuses formes de camouflage mises en œuvre sur le Front de l'Yser, en Belgique.


Fonds Jean-Paul Caracalla
Fonds Jean José Marchand

Faux pilier d'église.

1916

Guerre aérienne

Guetteurs d'avions

1915-1916
Juché sur un toit, Jean Paulhan scrute le ciel à longueur de journée pour repérer l'arrivée des avions allemands et déclencher l'alarme. 

Les guetteurs d'avions du régiment de Jean Paulhan (assis en tailleur à l'extérieur de l'escalier), à la briquetterie de Beauvais. Dans les mains des trois personnages de droite, des maquettes d'avions servant à repérer les vrais avions allemands dans le ciel.

Fonds Jean Paulhan

Guetteurs d'avions

1915-1916

Camouflage

André Mare 
André Dunoyer de Segonzac

s. d.
Le peintre Dunoyer de Segonzac, posant fièrement devant l'un des arbres factices, faussement éclaté par les balles et les crapouillots, et comprenant en son tronc creux un observatoire.












Fonds André Mare

André Mare

Page de carnet

juil.-1915

En-dessous de notes prises sur un «obusier» fabriqué par Krupp, la photo d'un groupe d'artilleurs au repos, et une aquarelle représentant un train de camions sur une route poussiéreuse.


Sur la double page de droite, sur fond de scène équestre, sont collées diverses photographies: de la villa réquisitionnée par l'armée à Canny-sur-Matz, du PC de la Tanière, près de Belval, de la carrière et des bois du Chauffour.






Fonds André Mare

Scènes de la campagne de la Somme

Décembre 1916 - Janvier 1917

Feu d'artillerie

10 sept. 
Bombardements cette nuit

9-10-11 septembre 1915

Après Massiges, où sa compagnie a construit des voies dans les marais et la tourbe pour faire passer dix trains de matériel militaire, Mare se replie vers Sommessous près de Chalons-en-Champagne.
Le canon de 75 (diamètre intérieur du fût) étant le canon le plus utilisé durant la Grande Guerre, celui-ci, de 260, «à masque d'acier et fût de recouvrement», s'avéra peu maniable et fort lourd. Dans sa représentation peinte par André Mare, on voit à l'œuvre les techniques du camouflage, ainsi que l'influence cubiste. Au cours de la guerre, ont été créées  différentes  sections  de  camouflage  dans laquelle  furent mobilisés  de  nombreux peintres : André Mare, Jean-Louis Forain, Dunoyer de Segonzac, Jacques Villon, par exemple.

Fonds André Mare

Canon de 260

sd

Bataille de la Somme


Bois de Biaches

Mai 1916

Dans les bois de Biaches, dominant Péronne, moururent beaucoup d'Africains venant des colonies françaises, engagés dans la terrible Bataille de la Somme.








Fonds André Mare

Section de camouflage

Compagnons d'André Mare

1916?
Soit les peintres et décorateurs de la "section de camouflage: L. Blondel, Fontaine, Laugier, Fernand Léger, E. Blondel et Corteux.

Le frère ainé de Marcel Duchamp, dit Jacques Villon, a été mobilisé en  août  1914, dans l'infanterie et participe  à  la  bataille  de  la  Somme  puis  de  Champagne, Blessé en septembre 1915, il intègre fin 1916 l’atelier de camouflage basé à  Châlons  pour  servir  sur  le  front  de  Champagne, où est également employé André Mare. 



Fonds André Mare

Jacques Villon et André Mare

Février 1917

Les camoufleurs

« Le repas des camoufleurs, album de guerre d'André Mare », détail

12 février 1916


Dîner à Amiens pour célébrer le premier anniversaire de la fondation de la Section de camouflage.

Au fond, levant son verre : Guirand de Scévola ; à sa droite, Forain.












Fonds André Mare

André Mare

Bois du sanctuaire

29 mai 1915

En Flandre occidentale, près de Zillebeke, ce bois fut longtemps un lieu de repos, véritable sanctuaire pour les soldats harassés. Mais, à partir de 1916, il devint le cimetière de nombreux jeunes soldats canadiens..







Fonds André Mare

Correspondance

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Prisonnier au château de Plassenburg, entre Nuremberg et Bayreuth, avec deux cents autres officiers, le philosophe Claude-Louis Estève partagea trois années de captivité avec Martial Guéroult, philosophe et futur professeur à la Sorbonne.
Ici, différents courriers qui lui furent adressés.




Fonds Claude-Louis Estève

Modèles de cartes-lettres et de cartes postales pour les «correspondances des Armées de la République»

1914-1918

Vallotton

Félix Vallotton

1er novembre 1914
Dessin publié dans La Grande Guerre par les artistes, n°3, novembre 1914.

Coédition Berger-Levrault et Georges Crès.












Fonds Albert Renouvin

Revue de guerre

Paul Iribe. David et Goliath

28/11/1914

Couverture de la première livraison de Le Mot, revue satirique bimensuelle. De nombreuses illustrations étaient réalisées par Jean Cocteau sous le pseudonyme de Jim. 


À droite, la couverture censurée imprimée et non distribuée du  numéro de janvier 1915 de la revue Le Mot.





Fonds Albert Renouvin / Collection André Vasseur

Paul Iribe. La Bonne Croix

30/01/1915

Revues en guerre : Tristan Bernard, Henri Béraud

Tristan Bernard. Le Poil civil

2 avril 1915
Exemplaire dédicacé du Poil civil par Tristan Bernard.



« Numéro de guerre, écrit sur le Front » de la revue L'Ours d'avril 1916.















Fonds Albert Renouvin / Collection André Vasseur

Henri Béraud. L'Ours

1er avril 1916

Revues dans la guerre

Le Bel espoir

Janvier-mars 1916

Le Bel Espoir, revue dirigée par Philippe Chabaneix.
Cet exemplaire a été  dédidacé bien après la guerre par Philippe Chabaneix à André Vasseur, grand amateur de revues littéraires et poétiques.

Le texte de Jean de Gourmont a été publié dans L'Horizon, journal des Poilus, n°12, 2 année, juin 1918.











Fonds Albert Renouvin / Collection André Vasseur.

Jean de Gourmont

« La Vie continue. »

01/06/1918

Défense nationale

Bons d'emprunts de la Défense nationale et de la Libération, émis en 1918

1918

Feuilles de route nécessaires au simple soldat qui, profitant d'une permission, doit faire un trajet sur les réseaux de chemin de fer du Nord. Il doit se servir du bordereau du haut comme bon de transport, et faire viser le bordereau du bas, une fois arrivé à destination.









Fonds Jean-Paul Caracalla


Ministère de la Guerre
Deux « ordres de transport pour isolés sans bagages et sans chevaux»

Septembre-Octobre 1918

Tickets de rationnement

Tickets de rationnement allemands

1917-1918

Tickets de rationnement allemand, en vigueur pendant la Grande Guerre.







Les restrictions alimentaires, imposées pendant la guerre, durèrent assez longtemps après l'Armistice. Ce sera également le cas au lendemain de la capitulation allemande, en 1945.






Fonds Jean-Paul Caracalla

Ministère de l'agriculture et du ravitaillement. 
Tickets de rationnement français

Mai 1919

Durkheim

Émile Durkheim

« Patience, Effort, Confiance »

s.d.
Publié dans Lettres à tous les Français, n°1



















Fonds Albert Renouvin
Collection André Vasseur

Vu d'Allemagne

Carte postale allemande

sans date
Paysage bombardé, près de Verdun.


À droite :
« Nos adversaires sur le front de l'ouest: zouave, Anglais avec des bottes en caoutchouc, nègre sénégalais, Écossais, Infanterie française, Australien. »








Fonds Jean-Paul Caracalla

Carte postale de propagande allemande

circa 1917

Courrier de prisonnier

Carte postale

30/12/1914

Carte postale écrite au sergent-interprète Paul Caracalla par un prisonnier de guerre dans la forteresse de Torgau, en Saxe allemande.

Verso de la carte postale d'un prisonnier de guerre à Torgau. 
Cette carte postale, vendue au profit de la Croix-Rouge, a été visée par le censeur du camp de Torgau.


Fonds Jean-Paul Caracalla

Carte postale

30/12/1914

« Achtung! Feind hört mit!»

Affiche allemande 

s. d.

Affichette allemande que l'on peut traduire ainsi :

 « Attention ! Les murs ont des oreilles! »
 
Le même mot d'ordre vaudra pendant la Seconde Guerre mondiale.









Fonds Jean-Paul Caracalla

Propagande française

Henri Lanos. Alphabet de la guerre

1918

Cet abécédaire est illustré par des scènes simplistes de la Grande Guerre














Fonds Hachette

Henri Lanos. Alphabet de la guerre

1918

Alphabet de la Guerre

Henri Lanos. Alphabet de la guerre

1918

Henri Lanos. Alphabet de la guerre

1918

Bécassine

Caumery (Maurice Languereau) / Zier. 
Annonce pour Bécassine et les Alliés

1917

Réclame annonçant la prochaine sortie de Bécassine chez les Alliés.

Une des planches en couleurs de Bécassine chez les Alliés.

Cet album,dessiné par l'émigré polonais Victor Zier,écrit par Caumery,  avait pour objectif  d'aider les enfants à connaître les pays qui combattaient aux côtés de la France. Réalisé au moment où la Russie vient de sortir du conflit et où les USA entrent en guerre, cet album de Bécassine met en scène un officier britannique, pilote d'avion.

Fonds Hachette


Caumery (Maurice Languereau) / Zier.
 Planche de Bécassine chez les Alliés

1917

Je sais tout

Gaston Leroux
Rouletabille chez Krupp

1917

Rouletabille est envoyé en Allemagne dans les usines Krupp pour exfiltrer un savant français : celui-ci est en effet retenu prisonnier par le Kaiser car il doit livrer une invention susceptible de faire gagner le camp allemand. Rouletabille déjoue le plan du Kaiser et sauve Paris de la destruction. Après la parution en feuilleton de ce roman d'espionnage en 7 livraisons, de septembre 1917 à mars 1918, dans le magazine mensuel Je sais tout, le titre sera repris en volume chez Pierre Lafitte en 1920.

Spécialiste du roman d'anticipation scientifique, l'écrivain britannique H.G. Wells a imaginé cette « carte de l'après-guerre », publiée dans Je sais tout.




Fonds Hachette / Hachette

H.G. Wells
«  De quoi demain sera-t-il fait ? »

15-sept.-1916

Gaston Leroux



Annonce pour Rouletabille chez Krupp

1917

Édition de guerre

Georges Delaw

Les Maréchaux à l'Académie

07/12/1918

Édition de guerre de l'hebdomadaire Le Rire paraissant le samedi. 
Dans ce numéro du 7 décembre 1918 sont évoqués les mots que la Grande Guerre a fait rentrer dans le Dictionnaire Larousse.


Publié dans Le Nouvel Imagier, imprimé sous le patronage de la Société de la Gravure sur Bois originale, éditions R. Roger & F. Chernovicz.




Fonds Albert Renouvin / Collection André Vasseur

Paul Fort

Ce que nous défendons

1914

Poésie de guerre

René Arcos

« Les Morts »

1er janvier 1920

Poème de René Arcos, consacré à ses amis morts pendant la Grande Guerre, dont il est précisé qu'il a été « 5 fois interdit [de publication] par la censure ». 
Illustré par des bois de Van Rees, ce poème a été publié dans Les Lettres parisiennes, n°8 (deuxième année, 1er janvier 1920).







Fonds Albert Renouvin / Collection André Vasseur

Cimetière militaire

Cimetière militaire allemand

s.d.

La scène est un peu difficile à déchiffrer - des soldats s français en tenue de travail  en train de préparer l'entrée d'un cimetière allemand établi derrière des barbelés en zone française, dont ils s'apprêtent à hisser le panneau entre deux troncs d'arbre…









Fonds Louise et Conrad Schlumberger

Entre pays belligérants

Sauf-Conduit

10-25 juin 1919
À gauche
Sauf-conduit pour un exportateur, Paul Caracalla, qui voyage entre « Paris, Cologne, Coblence, Mayence et retour », visé par les différents commandements de la Rurh occupée alors par les Français, comme l'a établi le Traité de Versailles…


À droite
Deux documents militaires concernant le sergent-interprète Paul Caracalla: l'un est une permission de 24 heures, en date du 21 novembre 1914. L'autre est un ordre de démobilisation, en date du 22 janvier 1919.









Fonds Jean-Paul Caracalla

Orde de mise en route et Permission de 24 heures

1914 et 1919

La presse : Mobilisation

Cahier de coupures de presse

août-1914

Cahier de coupures de presse

1914

Presse : le moral de l'arrière

Cahier de coupures de presse

01/10/1917

Cahier de coupures de presse

01/03/1918

La guerre dans le dessin de presse

Cahier de coupures de presse

1917

André Warnod

Sans titre 

[Musettes, gourde et paquetage]

1914-1918

Le dessinateur et journaliste André Warnod, dont le frère est mort au front en 1916, a fait de nombreux croquis pendant la Grande Guerre. Il y montre sa vie d'ambulancier, engagé avec de nombreux artistes, intellectuels, acteurs et sportifs dans les services des Ambulances russes aux Armées françaises.












Fonds André Warnod

Sans titre

[Soldats]

1914-1918

André Warnod au front

Sans titre

 [Ambulancier écrivant une lettre]

1914-1918

 Sans titre

 [Tank dans la forêt]

1914-1918

Sans titre 

[Le repas]

1914-1918

Croquis de guerre

 Sans titre

 [Avion]

1914-1918



Senlis

1914-1918

Sans titre

Le quartier aux bombes

1914-1918

L'Armistice

André Mare

Page de carnet

11 novembre 1918
L'aquarelle représente le capitaine Eldorff, "un grand officier blond, en casquette, avec une très longue redingote gris vert et un petit poignard au coté" venant prendre les conditions de l'Armistice pour les porter à Spa, au au quartier général de l'Armée allemande.










Fonds André Mare

Crédits

Recherches et textes : Claire Paulhan

Traitement des ressources iconographiques : Marjorie Delabarre et Agnès Iskander

Mise en pages : André Derval

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